CONCEPT PHILOSOPHIQUE
La bulle est commune et vitale
La planète est devenue si fragile et si exiguë qu'elle est assimilable à une bulle de savon menacée d'éclater à tout moment. Notre devenir est commun et incertain, tant nous sommes menacés par des périls naturels (dérèglement climatique), artificiels (pollution), économiques et sociaux (paupérisation intolérable).
La solution salvatrice sera acceptable par tous et pour tous. Plus de demi-mesure. Comment supporter que près de 60 % de la population planétaire sera bientôt en manque d'eau potable ? Et pourtant, les richesses et les innovations technologiques sont sans commune mesure avec la situation sociale. La bulle se doit de se cristalliser !
Présentation
Nous nous savons passibles d'utopisme, mais nous aimerions tant que les riches deviennent toujours plus riches tout en créant de nouveaux riches.
Le nom du SURNUMÉRISME est nouveau pour les dictionnaires et encyclopédies, et son concept l'est aussi, bien qu'il n'ait rien de révolutionnaire : c'est une synergie de concepts anciens. Un état d'esprit réceptif.
Nous osons espérer que chacun, du plus fruste d'entre nous au plus puissant de ce monde, aura une conscience attentive et une métamorphose non attentiste pour un devenir commun plus viable.
Analyse de la situation mondiale
À l'aube de ce nouveau millénaire, force est de constater que l'humanité souffre d'innombrables disparités sociales, idéologiques, religieuses, dont le nœud gordien est l'économie.
Tant que les inégalités iront crescendo entre le Nord et le Sud, entre les citoyens d'un même pays, et qu'en définitive les riches deviennent de plus en plus riches, nous aurons des tensions dont le soubassement est essentiellement économique, quelle que soit la facette (immigrations, idéologies, religions, syndicalisme, rébellion armée, etc.) sous laquelle les individus font rejaillir leur désespoir.
Bientôt, le monde sera invivable même pour les riches, obligés de se cloîtrer, et le déclin de cette merveilleuse civilisation s'annonce inéluctable.
Et pourtant, le progrès scientifique et technologique, jamais égalé dans l'histoire de l'humanité, augurait tout autre chose. Les moyens humains, les moyens de production, les ressources naturelles sont pratiquement illimités, mais l'humanité se retrouve piégée par l'égocentrisme des humains, car le partage des biens et des savoirs n'est pas naturel chez le genre humain.
Alors, comment faire ?
Mental humain
Comme stipulé, notre civilisation est suffisamment puissante dans les moyens humains et de production pour assouvir tous les besoins d'ordre matériel. Cependant, des insuffisances (paupérisation) et des troubles sociétaux nous menacent.
- Pourquoi des chômeurs et même des SDF dans une proportion anormale dans les pays industrialisés ?
- Pourquoi des nations entières végètent dans la misère totale, quand bien même elles possèdent des ressources minières ou minéralières conséquentes ?
Et pourtant, l'économie n'est pas en récession. Le monde avance, et les richesses s'amoncellent. Cependant, l'immense majorité de la population est en marge de la jouissance de ces biens, car ceux-ci sont concentrés dans les mains d'une minorité, malgré le libéralisme économique et les privatisations.
Alors, le premier facteur contre-productif chez l'homme, c'est sa relation conflictuelle avec l'autre. L'humanité a certes progressé, mais le mental humain est resté brumeux dans son refus d'admettre la coexistence et surtout la notion de partage (intérêt mutuel).
La différence doit être perçue comme une complémentarité. La communauté d'intérêts doit s'apparier avec une communion d'esprits. À défaut d'une fraternité sociale, laissons au moins la place à une fraternité d'intérêts.
Les philosophes, sociologues, psychiatres, religieux et autres penseurs ou objecteurs de conscience devraient s'atteler à réconcilier l'homme avec lui-même, car la révulsion envers l'autre n'est-elle pas une négation de soi-même ? En tous cas, une évidence se pose dans le contexte de mondialisation : la survie de tous passe par la réciprocité des intérêts.
Le genre humain se doit de savoir que désormais l'individualisme est fatal.
Notre postulat est que les riches se doivent de générer de nouveaux riches et non seulement des richesses à leurs seules fins.
CONCEPT ÉCONOMIQUE
Introduction
L'humanité a expérimenté de gré ou de force diverses théories économiques et financières qui ont eu des fortunes fort diverses.
Nous ne nous attarderons pas sur certaines pratiques économiques antiques qui ont vécu, comme le troc, l'esclavage ou le colonialisme, ou encore la bourgeoisie, qui se basaient sur l'asservissement d'une frange par une autre.
Nous nous intéressons à des pratiques plus progressistes et plus respectueuses des droits humains. Ne nous laissons point obnubiler par une optique conflictuelle envers telle ou telle entité. Nous visons une symbiose du genre humain, faisant abstraction des disparités ethniques, culturelles, idéologiques ou religieuses au profit d'un épanouissement matériel global.
Enfin, nous nous axerons sur le libéralisme et le collectivisme, qui sont les principaux systèmes économiques contemporains et qui ont permis certes une évolution économique majeure, quand bien même des insuffisances et tares ont terni ou même altéré leurs applications.
Nous proposons une alternative à ces extrêmes.
Collectivisme
Les idéologies collectivistes ont eu cours avec beaucoup de remous sociaux, car elles se sont souvent illustrées à travers des régimes autoritaires dits révolutionnaires, qui faisaient table rase de tout le soubassement socioculturel et même théologique des sociétés qu'elles prétendaient réformer en un bloc monolithique sous une seule coupole de fer.
Ces régimes sont en perte de vitesse par échec social tout autant que par faillite économique, car le mental humain trouverait rébarbatif que tous soient mis au plus petit dénominateur commun.
Cependant, il faudrait nuancer entre le communisme, qui s'est révélé extrémiste dans l'application de cette vision, et le socialisme, qui est usité même dans les sociétés occidentales les plus industrialisées. Ici, il est question de nationaliser certains secteurs jugés vitaux qui demeurent sous la discrétion de l'État, et la libre entreprise pour le reste de l'économie.
Sur le plan social, l’uniformisation économique s'est révélée être un frein à un épanouissement de l'individu, d'où une implosion du système.
L'exemple de l'URSS est édifiant.
Libéralisme
Le libéralisme a énormément marqué la face du monde contemporain et il est très en vogue. Ici, le principe est de favoriser au maximum l'individu dans la répartition des richesses. À l'inverse du collectivisme, le bien public est réduit à sa plus simple expression afin de permettre, par le biais des privatisations partielles ou intégrales, à des acteurs privés de détenir des parts de marché dans tous les secteurs de l'économie. L'État se désengage dans des pans entiers de l'économie.
La privatisation favorise l'émergence d'une classe d'hommes d'affaires qui, par trop, régentent le destin de milliers d'individus, qui souvent, pour se protéger, se constituent en syndicats pour la défense de leurs intérêts particuliers. Donc, deux mondes rivaux se côtoient.
Cependant, que certains aient l'opportunité de cumuler indéfiniment des richesses qu'ils ne sauront jamais ingérer, la multitude est condamnée dans une situation sociale précaire qui perdure.
Conclusion
Nous voilà à la croisée des chemins.
Le collectivisme a montré ses limites, car avec la chute de l'Union Soviétique, la preuve par l'absurde est faite que le manque de partage des biens et des pouvoirs aboutit à une impasse sociale. La Chine entame une mutation vers le libéralisme sous contrôle, d'où son épanouissement relatif. L'individu doit s'affirmer économiquement.
Alors, le libéralisme semble être la solution, mais les richesses s'amoncelant en des mains restreintes au point que l'on croirait revivre la bourgeoisie, les tensions sociales se font jour et se cristallisent au point que tous les déçus du siècle s'en prennent aux États-Unis, qui sont le summum de cette théorie.
Terrorisme, immigrations, rébellions, grèves se manifestent partout au point que la planète est devenue instable et infréquentable.
Devant l'éparpillement des richesses chez les communistes et la verticalité des biens chez les capitalistes, il nous faut trouver un autre système qui génère la richesse et la distribue à un maximum de gens dans des paramètres de temps humainement acceptables.
En définitive, nous retiendrons de bien dans le collectivisme : l'instinct grégaire et paternaliste de régenter la communauté des biens au profit de tous et de chacun ; du libéralisme : l’homme est par son subconscient individualiste une machine qui ne donne de son meilleur que dans la matérialisation de l’intérêt personnel.
Et surtout une carence notoire : nulle part l’intérêt communautaire et individuel ne se joignent. En fait, le libéralisme substitue un intérêt supranational à celui d’un groupe restreint d’individus.
Donc, comment concilier les deux ?
La société est actuellement triphasée :
- Les industriels : les nantis (nouveaux bourgeois).
- Les prolétaires : démunis et en marge de tout.
- Et une frange intermédiaire de cadres, qui sont les véritables moteurs cérébraux de la croissance, mais qui sont lésés au partage.
Nous retiendrons qu’aucun système économique ne crée une synergie entre toutes les composantes. Il existe une cassure sociétale entre les extrêmes et une inadéquation fatale entre les vrais créateurs des richesses et une répartition équilibrée des biens.
SURNUMÉRISME
Introduction
Que la richesse créée appartienne à l'État ou à un individu ; il est proprement inconcevable que la cheville ouvrière de cette dernière n'en soit pas en partie propriétaire au bout d'un temps à déterminer.
L'employé a son salaire, qu'il soit manœuvre ou ingénieur, mais sans plus. Qu'il fasse engranger des milliards ne changera rien à sa rétribution jusqu'à ce que mort s'ensuive.
Le patron est de plus en plus maître des biens, quand bien même son empire serait planétaire, sans qu'un centime en pourcentage ou en nature ne revienne à quiconque aurait concouru à la matérialisation du capital.
Donc, le capital financier est plus opportun que le capital humain. Voilà le péché originel de notre civilisation.
Quelque part, il me semble que c'est une forme d'esclavagisme du 21e siècle.
Capital financier
Les fondements de la richesse importent peu parfois.
Ainsi, à un moment donné, peut-on dire ce qui importe le plus entre celui qui possède les moyens financiers et celui qui peut les faire fructifier ?
Les moyens financiers d'un individu peuvent avoir une origine diverse (par labeur, par héritage, par détournement, par chance, etc.).
Le détenteur peut les faire fructifier par lui-même, mais ce qui est sûr, il aura besoin d'un nombre substantiel de moyens humains pour les décupler au centuple. Et parmi ces moyens humains, il existe des individus qui, par leurs hautes qualifications, sont déterminants.
Cependant, que le capital financier tire son déterminisme et sa légitimité du passé parfois brumeux ; le capital humain est une valeur projetée vers un avenir clair et concret.
Encore une fois, qui me dira entre les deux faces complémentaires du module vecteur économique lequel prime ?
Capital humain
La valeur de l'homme comme promoteur de la richesse doit primer.
Rien que l'instinct de survie ou l'orgueil humain nous amènerait à accorder la prééminence à l’homme par rapport au matériel, au financier ou encore à la matière inerte. La théorie du champ : la valeur du champ (la production) dépend-elle du seul propriétaire terrien ou de l'ensemble des mains valides qui labourent ? Et en plus, si nous considérons l'agronome qui, par apport scientifique et technique, multiplie la production, que dirions-nous ?
Ainsi donc, toute notre philosophie du monde du travail se doit de muer vers une reconsidération de la valeur humaine par rapport à la valeur matérielle. Un rééquilibrage se doit de s'amorcer afin que la richesse cesse de seulement s'auto-générer, mais qu'elle récompense aussi son promoteur.
L’homme doit être le nouveau pilier de l'économie.
Longévité
La valeur humaine se doit d'être récompensée en temps réel. Pour un cadre supérieur qui, après une ou deux décennies passées à servir une entreprise, le problème de la longévité se pose :
- Pendant le temps passé à l'entreprise, cette dernière a engrangé des sommes qui sont sans commune mesure avec la maigre pension de retraite réservée au cadre.
- Ce cadre est une ressource inestimable qui, au lieu de s’épanouir et fructifier sa propre entreprise et par là même recruter d'autres cadres et subalternes, se retrouve lui et sa cellule familiale dans une précarité. Ses enfants se doivent de reprendre le cycle à zéro au lieu d'avoir à construire à partir de ce que leur père a initié. Le flambeau est trop souvent éteint.
- Donc, une course contre la montre nous est imposée si nous voulons qu'une proportion respectable de cadres devienne des entrepreneurs promoteurs.
Une institutionnalisation d'un système économique spécifique doit s'instaurer dans les esprits, puis dans les mœurs.
La Rétribution du travail
Un travail vraiment porteur doit être rétribué au-delà du salaire, qui est une notion médiévale de subsistance.
Afin de permettre une multiplication de riches et non seulement une multiplication de richesses, il nous faut réfléchir à un système qui permet aux cadres supérieurs, en fonction d'un barème (Surn), de percevoir indirectement de leurs efforts passés un apport financier consistant, permettant de nouvelles initiatives.
Concrètement, pour une entité commerciale donnée, il faudrait qu'elle reverse une cotisation substantielle (Surnuméraire) dans une institution bancaire spéciale (SurnBank) au profit de ses cadres supérieurs. Bien sûr, des impôts comme la TVA iront en baisse, et certaines disparaîtront, car il ne faut pas rêver : les équilibres macro-économiques sont des impératifs dont nul ne peut se soustraire.
Très indirectement, le cadre se muera en entrepreneur aussi. Le gain social s’avère incommensurable.
Et la société ?
Que l’on ne me dise pas les impôts ! Ils sont les suppôts de l’État qui suce au-delà du supportable. Et pire : l'État est antinomique à la société. Souvent, les institutions étatiques, loin de leurs objectifs de synergie sociale, exploitent les entreprises et les individus.
L’État est aux mains d'une minorité fortement politisée qui tombe dans les travers des classes dominatrices.
Ici aussi, la nouvelle philosophie s'épanchera plus sur la société que sur l’État. L’État sera au service de la société et non le contraire, qui perpétue une exploitation de la masse par une minorité.
Surnuméraire
Par le surnuméraire, nous projetons d'équilibrer l'équation précédente.
Cette nouvelle théorie économique se propose d'élargir la base de la richesse relativement aux individus porteurs (vecteurs), car les systèmes déjà usités créent la dynamique sans pour autant se préoccuper de la répartition des biens.
Ainsi, les biens seront répartis en partie à leurs promoteurs véritables et non exclusivement à leurs initiateurs.
Pour cela, il faut que l'humanité fasse un bond évolutif de plusieurs millions d'années dans le positivisme mental : "Intégrer autrui comme soi". Voilà le plus difficile. Comment transcender toutes les différences et disparités socioculturelles, religieuses et autres ? En fait, il suffit d'admettre l'autre dans toute sa différence tout en ayant à l'esprit la seule communion d'intérêts. Chacun doit accepter l'épanouissement économique de l'autre, car il est le conditionnel absolu au sien. La prospérité est pour tous sur cette terre ou bien pour personne.
Qui a failli en cela si ce n'est les nations développées qui amassent tout et cristallisent ainsi toutes les rancunes ? Les grands doivent donner l'exemple du partage. Sinon, vers quels débouchés ou quels partenaires économiques s'adresseront les pays industrialisés ? Leur égoïsme se retourne contre leurs intérêts. Même le dialogue politique ou la corrélation des sociétés devient impossible. L'intolérance et la confrontation entre nations se posent.
Les ressentiments et frictions multiples intra-nationales ou internationales s'expliquent par un horizon économique étroit pour bon nombre de nations, sociétés et individus. Pacifier revient à laisser vivre et vivre décemment.
Et pourtant, les richesses dans le monde ne font que croître. Elles finissent dans les mains de riches ou d'États sans pour autant profiter à la masse sociale. Il importe que soit mis en place un système plus à même de répartir les richesses générées. Il faut des critères novateurs à même de faire l'équilibre social : à savoir comment ponctionner les riches au profit des pauvres sans ressentiments majeurs ? Il faut trouver des agents intermédiaires qui feront la jonction des deux mondes. D'où l'idée de favoriser les cadres supérieurs des entreprises pour leur permettre, dans un délai de temps acceptable, de se muer en nouveaux entrepreneurs générateurs d'emploi au profit de la masse.
Au lieu que les entreprises soient ponctionnées par les systèmes étatiques, il sera mis en place un système financier pour cette classe intermédiaire. Ici naît le Surnumérisme : un système qui génère du travail en partage. Le travail se régénère. Une hydre.
Le partage se fait de lui-même par le travail. Nul besoin d’instituer des impôts pour élaborer des programmes sociaux de replâtrage.
SURNUMÉRISME : théorie économique instituant une double rémunération pour les catégories de travailleurs jugés capables de promouvoir des initiatives porteuses de nouveaux modules d'entreprises.
La double rémunération est :
- Le salaire,
- Plus le CapitalSurn.
CapitalSurn
Le CapitalSurn est la capitalisation du travail actif du cadre, directement ponctionné sur le revenu de l’entreprise. Nous aurons toute l'opportunité de développer et quantifier ce nouveau outil (impôt) qui sera mis à la disposition des autorités étatiques et multinationales afin d'équilibrer les sociétés humaines, de plus en plus en perdition sociale. Nous le constatons avec un triptyque de maux : la guerre, l'immigration ou la précarité, qui touchent l'une ou l'autre partie du monde.