Chapitre 1 : La Monnaie, Numéraire et Fondement du Surnumérisme
Introduction : La Monnaie comme Création Humaine Suprême
La monnaie, synonyme de numéraire, est l’une des plus belles créations humaines. Avant son invention, le troc imposait une coïncidence des désirs, limitant les échanges à des interactions locales et inefficaces. Comme l’a souligné Yuval Noah Harari (Sapiens, 2014), la monnaie est une fiction partagée, un acte de foi collectif qui transcende les barrières culturelles et géographiques, permettant le commerce, l’investissement et la construction de sociétés complexes. Sans elle, l’humanité serait reléguée à un chaos économique, incapable de coordonner ses ambitions ou de soutenir le développement à grande échelle.
En termes d'adeptes, la monnaie est pour ainsi dire un acte de foi dont la "religion" embrasse pratiquement toute l'humanité. Elle ferait pâlir toutes les religions ou idéologies passées.
Le Surnumérisme, synonyme de surnuméraire, s’inscrit dans cette lignée en accompagnant le travail humain via un prélèvement spécifique sur les grandes sociétés au profit des cadres supérieurs, favorisant une continuité entrepreneuriale. Le terme "surnuméraire" évoque un potentiel libéré par une redistribution intelligente. Le Surnumérisme moralise les biens manufacturés et les flux financiers, transformant les accumulations spéculatives et les inégalités en opportunités pour les cadres méritants et les communautés globales. Ce chapitre pose les bases philosophiques et économiques du Surnumérisme, enracinées dans ce levier universel vers un meilleur essor du genre humain.
La Monnaie : Un Acte de Foi Progressiste
La monnaie, en tant que numéraire, est plus qu’un outil d’échange. Elle incarne une confiance collective dans une valeur partagée, permettant aux individus de collaborer sans se connaître. Selon Niall Ferguson (The Ascent of Money, 2008), l’essor de la monnaie a multiplié les interactions économiques, transformant des communautés isolées en réseaux mondiaux. Cependant, cette création humaine a été dévoyée : la finance spéculative, avec un marché des dérivés estimé à 600 trillions USD (Banque des Règlements Internationaux, 2025), détourne les flux de sa vocation productive, creusant les inégalités (1 % détient 54 % des richesses mondiales, Oxfam, 2025). Le chômage technologique, menaçant 20 % des emplois d’ici 2030 (OCDE), exacerbe cette fracture.
Le Surnumérisme réhabilite le travail humain. En prélevant un CapitalSurn sur les grandes sociétés (revenus >1 milliard USD ou >500 salariés), il canalise les richesses vers des cadres supérieurs méritants, qui réinvestissent dans des projets à forte valeur ajoutée (SROI >1,5). Ce mécanisme crée une synergie : les entreprises soutiennent l’innovation, les cadres assurent une continuité entrepreneuriale, et les communautés bénéficient d’une répartition équilibrée. Cet impôt novateur devient un levier d’équité et de progrès.
Le Surnumérisme : Accompagner le Travail Humain
Le Surnumérisme accompagne le travail humain en valorisant le mérite – mesuré par le diplôme, l’expérience et la contribution – via un prélèvement dédié aux cadres supérieurs. Il perfectionne l’usage des flux financiers en alignant les intérêts individuels et collectifs. Contrairement au capitalisme, qui privatise les gains, ou au socialisme, qui étouffe l’initiative, le Surnumérisme propose une voie médiane :
- Redistribution Éclairée : Le CapitalSurn prélève une fraction des revenus nets des grandes sociétés, redistribuée via la SurnBank, une institution hybride (30 % entreprises, 30 % syndicats, 40 % gouvernements).
- Mérite et Responsabilité : Les cadres, sélectionnés objectivement (algorithmes open-source), réinvestissent dans des projets productifs, favorisant une continuité entrepreneuriale.
- Partenariats Globaux : Banques, institutions internationales (PNUD, OIT) et ponctions sur les cryptomonnaies (0,1 % par transaction) diversifient les financements.
- Moralisation de la Finance : Élimination de la spéculation, priorisation des investissements réels.
Exemple Conceptuel
Considérons une multinationale, EcoCorp, générant 5 milliards USD de revenus nets annuels. Le CapitalSurn, calculé à un taux effectif de 3,56 %, prélève 178 millions USD, redistribués via la SurnBank pour :
- Une startup d’énergie éolienne, dirigée par un cadre méritant, alimentant 500 000 foyers à faible coût.
- Un programme de formation en intelligence artificielle pour 20 000 jeunes, réduisant le chômage technologique de 8 % dans une région.
- Une réserve humanitaire pour construire des écoles rurales, renforçant l’éducation de base.
Ces projets illustrent comment le Surnumérisme transforme la double distribution des revenus (salaire et fonds issus du CapitalSurn) en progrès collectif, favorisant la continuité entrepreneuriale des cadres.
Contre-Arguments et Réponses
Certains pourraient critiquer le Surnumérisme comme utopique ou complexe. Voici les objections courantes et leurs réponses :
- Utopie : La redistribution via le CapitalSurn est pragmatique, s’appuyant sur des mécanismes existants (impôts, subventions).
- Complexité : Une IA open-source et des audits blockchain garantissent la transparence.
- Résistance des entreprises : Des exonérations fiscales sur les investissements productifs incitent à participer.
Conclusion
Le Surnumérisme permet d’accompagner le travail humain pour moraliser l’économie. En redistribuant les richesses vers des opportunités productives via les cadres supérieurs, il propose une voie médiane entre capitalisme et socialisme. Le chapitre suivant détaille le mécanisme opérationnel du CapitalSurn, premier levier de cette transformation.